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Rapport sondage GEC/Berci – La RDC face à la démobilisation politique : perte de confiance et risque d’une abstention élevée

Il y a six mois une nouvelle équipe gouvernementale a été mise en place à l’issue de la rupture de la coalition entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila. Comment les Congolais perçoivent-ils aujourd’hui le gouvernement Sama Lukonde ? Comment les premières mesures de ce dernier, y compris l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, mais aussi le travail parlementaire sont-ils évalués ?

Dans ce nouveau rapport sondage, La RDC face à la démobilisation politique : perte de confiance et risque d’une abstention élevée, publié ce mardi 19 octobre, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), révèlent un désengagement politique croissant dans le pays. 

Cela se traduit notamment par la baisse significative de la popularité de tous les dirigeants et de la plupart des figures de l’opposition. En six mois, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, par exemple, est passé de 66 à 48 % d’opinions favorables. Mais le Premier ministre reste, derrière Félix Tshisekedi, le plus populaire de tous les acteurs politiques. 

La perception des actions et des premières mesures du gouvernement a sans doute une influence sur cette popularité relative du chef de l’État et de son Premier ministre. À titre indicatif, l’état de siège est considéré comme une bonne chose par 63 % des sondés à travers la RDC, alors que cette mesure exceptionnelle reste impopulaire dans l’est du pays.

En revanche, le travail parlementaire est décrié : 71 % des Congolais sondés estiment que des élus travaillent pour leurs propres intérêts. D’ailleurs, pour 27 % d’entre eux, le Parlement est l’institution congolaise la plus corrompue, devant le gouvernement, les cours et tribunaux, l’armée, la police et la présidence de la République. Aussi, l’opinion demeure critique envers la politique gouvernementale de lutte contre la corruption.

Autre manifestation du désengagement politique : le risque d’une abstention élevée lors des prochaines élections. Seuls 40 % des Congolais sondés disent qu’ils iront voter en 2023. Ils étaient 97 % en décembre 2018, 67 % en mars 2021. 

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