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Rapport sondage GEC/Berci : l’an 2 de Tshisekedi, année de l’émancipation ?

Depuis décembre 2020, Félix Tshisekedi a réussi à inverser les rapports de force politique en République démocratique du Congo. Le chef de l’État s’est émancipé de son prédécesseur, Joseph Kabila. L’alliance entre les deux hommes a volé en éclats. Comment les Congolais perçoivent-ils ces changements et les avancées enregistrées, ou non, par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir de Tshisekedi ? C’est la question principale à laquelle tente de répondre le sondage réalisé par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), publié ce jeudi 15 juillet.

Les résultats de cette enquête intitulée L’an 2 de Tshisekedi : année de l’émancipation ? dévoilent une certaine ambivalence dans l’opinion publique congolaise. Parmi les personnes interrogées dans le cadre de ce sondage, seuls 17 % se disent « très confiants » quant à la situation générale du pays ; une grande partie d’entre elles se disent non satisfaites des mesures prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19 et plus de la moitié sont mécontents du bilan des deux premières années du président Tshisekedi. 

Mais, en même temps, Tshisekedi bénéficie désormais d’une cote de popularité florissante : 62 % des répondants estiment que le chef de l’État dispose de tous les atouts nécessaires pour diriger le pays comme il se doit. Ils n’étaient que 50 % à y croire au mois de février 2020. Tshisekedi est même devenu la personnalité politique préférée des Congolais (14 %) à égalité avec Martin Fayulu et prend, seul, la tête du classement des politiques les plus proches de la population, avec 15 %. Martin Fayulu chute à 13 % en mars 2021. De 12 à 9 %, Moïse Katumbi lui aussi recule. 

Ce score encourageant pour le chef de l’État s’explique notamment par la fin de la coalition entre le Front commun pour le Congo (FCC) de Kabila et le Cap pour le changement (Cach) de Tshisekedi, alliance qui souffrait d’un manque criant d’adhésion populaire.

Cette étude montre également que la cote de confiance des leaders politiques est en pleine régression auprès de la population. Cette dernière attend par ailleurs la concrétisation de nombreux engagements du chef de l’État, notamment en ce qui concerne la sécurité dans le pays et la réforme de la justice. Près de 60 % des répondants estiment par exemple que le président Tshisekedi n’a pas tenu son engagement de campagne de pacifier l’Est et moins de 40 % indiquent que les droits de l’Homme sont respectés en RDC.

Réalisé entre le 14 et le 20 mars 2021 dans 25 des 26 provinces de la RDC auprès des 1 724 personnes, ce sondage ne tient pas compte des événements récents. Un nouveau sondage est prévu en septembre 2021. 

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